L’ONU exhorté mardi les pays à renforcer leur protection face à la multiplication des tentatives d’interférences avec les systèmes de navigation par satellite, tels que le GPS, essentiels à la sécurité aérienne et maritime.
L’Union internationale des télécommunications, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’Organisation maritime internationale ont exprimé conjointement leur « vive inquiétude » face aux perturbations croissantes des systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS).
Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, le GPS et d’autres systèmes de ce type, qui sont utilisés pour les systèmes d’armement mais aussi pour un large éventail d’applications civiles vitales, sont de plus en plus souvent pris pour cible.
Depuis le début de la guerre en Ukraine menée par la Russie, ainsi que dans le cadre du conflit au Moyen-Orient, des alertes ont été lancées concernant l’augmentation des perturbations des signaux GNSS.
Les agences des Nations unies ont demandé aux pays de faire davantage pour protéger les systèmes contre les attaques dites de brouillage, qui empêchent l’accès aux signaux satellitaires, et contre l’usurpation d’identité (spoofing), par la diffusion de faux signaux qui peuvent amener les récepteurs GNSS des navires ou des aéronefs à calculer des positions erronées.
« Les systèmes mondiaux de navigation par satellite sont essentiels à notre sécurité sur terre, en mer et dans les airs », a déclaré Doreen Bogdan-Martin, cheffe de l’UIT.
« Les États membres doivent veiller au fonctionnement ininterrompu de ces systèmes pour la sécurité de tous et la résilience des services essentiels dont dépendent nos vies », a-t-elle ajouté.
La déclaration commune appelle les pays à renforcer la protection de la bande de fréquences radio RNSS, où fonctionnent les systèmes GNSS.
La bande devrait être protégée contre « les transmissions qui peuvent causer des interférences nuisibles dégradant, interrompant ou trompant les signaux utilisés à des fins civiles et humanitaires », ajoute la déclaration.
Elle invite également les États à « renforcer la résilience des systèmes qui s’appuient sur le RNSS pour la navigation, le positionnement et la synchronisation » et à signaler tous les cas d' »interférences nuisibles ».
Elle leur demande également de « conserver une infrastructure de navigation conventionnelle suffisante pour assurer un soutien d’urgence en cas de pannes du RNSS et de signaux trompeurs », ainsi que de « développer des techniques d’atténuation en cas de perte de services ».
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