La Nouvelle-Zélande envisage de retirer son soutien à une interdiction internationale de l’exploitation minière des fonds marins, a déclaré mardi à l’AFP le ministre des Ressources du pays.
« Nous en parlons avec notre ministre des Affaires étrangères. Nous ne pouvons pas nous priver de cette option alors que les minerais stratégiques ont un rôle de plus en plus important à jouer », a déclaré Shane Jones en entretien.
En 2022, la Nouvelle-Zélande, alors dirigée par la Première ministre progressiste Jacinda Ardern, avait apporté son soutien à une interdiction internationale de l’exploitation minière des fonds marins, mettant en avant le risque de dégâts « irréversibles » pour la vie marine.
Ministre au sein de la coalition de centre droit au pouvoir, M. Jones considère toutefois que cette interdiction est le fruit d’un alarmisme du camp écologiste ignorant les besoins de la croissance économique.
« Nous ne pouvons pas nous permettre ces croyances de luxe qui nous sont imposées », a affirmé le ministre.
Des entreprises espèrent gagner des milliards de dollars en extrayant des fonds marins des nodules polymétalliques chargés de manganèse, cobalt, cuivre et nickel, des éléments utilisés pour fabriquer notamment des batteries de véhicules électriques.
Le secteur fait l’objet de vives critiques de la part de chercheurs et de défenseurs de l’environnement qui craignent que ce procédé ne ravage des écosystèmes marins.
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